Vous connaissez le site « Les accros de la forêt »? Si vous vous intéresser au développement durable des produits forestiers ( pensons entre autres à la collecte de produits forestiers non-ligneux) vous pourriez y trouver des ressources intéressantes. Ce qui m’y a amené dans un premier temps, c’est un petit article sur un nouveau programme d’étude ( AEC) au Cégep de Saint-Félicien en cueillette de champignons sauvages.
Agriculture urbaine
Le congrès de l’AAPQ (association des architectes paysagistes du Québec) avait lieu la semaine passé. Dans le cadre de cet événement, différentes personnes oeuvrant dans le domaine de l’agriculture urbaine ont discuté de l’avenir de cette forme d’utilisation de l’espace urbain. Voici un texte résumant les propos tenus sur le sujet: 10 réflexions sur l’agriculture urbaine
Un mouvement inclusif?
Le mouvement de transition se veut inclusif, mais la question se pose à savoir si cet objectif est atteint et, si oui, comment le mouvement de transition atteint-il son objectif ? Quelques-unes de ces questions trouvent réponse dans une recherche effectuée par Dr Gill Syfang de la University of East Anglia. La chercheuse a effectué un sondage auprès des membres de Transition Norwich. Vous pouvez lire les conclusions qu’elle tire de cette recherche dans le document suivant : Transition Norwich: A fine City in Transition.
architecture du paysage et changements climatiques
Je viens de découvrir une ressource intéressante sous la forme d’une revue virtuelle publiée par l’Association des architectes paysagistes du Québec. Je vous invite à consulter gratuitement la 8e édition intitulée: L’espace collectif urbain à l’heure des changements climatiques. Des opportunités à créer.
Vulnérabilité cognitive
Un groupe de chercheurEs effectue actuellement une série d’études portant sur la vulnérabilité cognitive et les changements climatiques. On a, entre autres, remarqué « que ce sont les populations urbaines avec une pensée plutôt analytique, sans véritable expérience climatique, qui seront les plus vulnérables cognitivement ». Pour en savoir plus, consultez l’article, disponible gratuitement en ligne: L’apport de la psychologie cognitive à l’étude de l’adaptation aux changements climatiques : la notion de vulnérabilité cognitive
Un nouveau site pour Transition Québec centre-ville
Pour les personnes intéressées par la Transition habitant la ville de Québec, sachez que le groupe travaille actuellement à transférer le contenu de son site Internet et qu’il y aura sous peu plus d’information disponible à une nouvelle adresse:Transition Québec centre-ville. Vous pouvez de fait y accéder dès maintenant, quelques informations ont déjà été mises en ligne.
Climat et scène internationale
Les impacts des changements climatiques se font déjà sentir à l’échelle de la planète alors que nous atteignons en 2012 une augmentation d’environ 1° Celsius par rapport au niveau préindustriel. Le Devoir nous apprend que la compagnie Munich Re a publié un rapport en octobre 2012 indiquant une multiplication par 5 des dommages causés par les castrophes naturelles en 3 décennies. Les changements climatiques sont dorénavant considérés par la CIA comme une menace plus importante à la sécurité nationale étatunienne que le terrorisme.Bien que ce risque est été largement exagéré, le terrorisme a consitué au cours de la dernière décennie l’enjeu majeure en matière de sécurité nationale aux États-Unis. L’admission de l’existence d’un enjeu encore plus important me semble tout a fait nouveau et indicateur d’une nouvelle ère en matière de relations internationales. Si les actions en matière d’adaptation aux changements climatiques reposent sur la même logique sous-tendant « la guerre au terrorisme » de sérieuses questions peuvent être soulevées quant au futures dynamiques sur la scène internationale. La conférence sur le climat ayant actuellement lieu à Doha, est la source d’intense débats portant sur l’aide financière aux pays les plus pauvres a qui l’on avait promis des ressources pour les aider à diminuer leur émissions de GES. Crise économique oblige, affirment bon nombre de dirigeants occidentaux, il n’est pas possible de demander le respect des engagements passés. Force est de constater, à la manière de nombreses militiantes et militants, que les solutions ne se trouvent pas dans le modèle économique dominant qui est à la source même des problèmes environnementaux auxquels nous sommes actuellement confrontés.
Thèse de Rob Hopkins
Les thèses de doctorat sont de plus en plus facilement accessible grâce à Internet. La thèse de Rob Hopkins « Localisation and resilience at the local level: the case of Transition Town Totnes (Devon UK) » publiée en 2010 ne fait pas exception. Si la recherche vous intéresse, cliquez ici pour accéder au fichier ( attention, le fichier est passablement lourd). Si vous désirer contribuer financièrement, vous pouvez acheter une copie à l’auteur en contribuant 15$. Pour plus d’information vous pouvez consulter le site Internet de l’auteur.
GES et industrie des énergies fossiles
Le tableau suivant est tiré du plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du Québec où l’État s’est fixé pour cilbe de parvenir à une réduction de 20% en deça des émissions de 1990 d’ici 2020.
Selon des données d’Environnement Canada, l’exploitation pétrolière et gazière comptait pour 22% des émissions de GES à l’échelle du pays en 2010. Cette industrie n’est pas encore bien implantée au Québec où elle cherche par tout les moyens de mettre la main sur les ressources, semble-t-il abondante, de notre sous-sol collectif. Le tableau suivant illustre la répartition des émissions de GES par secteur en 2009 au Québec.
Comment penser atteindre les cibles fixées par le plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du Québec si nous acceptons de laisser l’État Québécois libérer la voie aux entreprise pétrolières et gazières sous prétexte, peu crédible, d’ainsi renflouer les coffres de l’État? Bon nombre de critiques de la gestion des ressources naturelles au Québec portent sur les faibles redevances. Je soulève la question ici à savoir à quel prix acceptons nous de vendre notre avenir? Car c’est bien de ça qu’il s’agit. Certains experts tels que Kevin Anderson, professeur en énergie et changements climatiques à l’Université de Manchester, remettent en question les modèles de prédiction des changements climatiques, affirmant qu’il est déjà trop tard pour stabiliser le climat à 2° Celsius par rapport au niveau préindustriel. S’il est déjà trop tard pour atteindre cette cible et qu’il est nécessaire d’adopter une approche beaucoup plus radicale pour éviter la catastrophe, comment pourrions-nous être en faveur du développement d’une industrie pétrolière et gazière au Québec? Les investissements de ce type visent une production sur plusieurs décennies. En supposant que nous développons cette industrie au Québec, nous prenons pour acquis qu’il est acceptable au cours des prochaines décennies de poursuivre dans un modèle économique axé sur les énergies fossiles. Par quel miracle une telle approche pourrait-elle avoir un effet nul sur les émissions de GES et ainsi éviter de contribuer au changement climatique? Une telle vision ne semble pas réaliste. Affirmons donc, à la manière de Kevin Anderson, l’empereur est nu et nous le regardons passer en nous exclamant sur la beauté de ses habits (Real clothes for the Emperor: Facing the Challenges of Climate Change)?
Le mirage d’une stabilisation à 2° Celsius ?
Price Waterhouse Coopers (PWC), une multinationale du domaine des taxes, de l’assurance et des services conseil, a publié en novembre 2012 le rapport « Too late for two degrees? Low carbon economy index 2012 ». Selon PWC, il serait nécessaire de réduire annuellement de 5.1% l’intensité des émissions de gaz à effet de serre (taux de décarbonisation) si nous désirons parvenir à stabiliser la température moyenne à l’échelle de la planète à 2° Celsius par rapport au niveau préindustriel; il s’agit là de l’un des objectif principaux fixés par l’Accord de Copenhague intégré àla Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lors de la conférence de Cancun en décembre 2010. Malheureusement, en 2011, le taux de décarbonisation a plutôt été de l’ordre de 0.7% à l’échelle mondiale et de 1.4 % à l’échelle du Canada. La réduction enregistrée au Canada aurait pu être beaucoup plus importante s’il ne s’agissait pas de l’augmentation de 2% des émissions attribuables aux énergies.
Pour avoir une chance de 50% d’atteindre la cible de 2° Celsius, il serait dorénavant nécessaire de multiplier par six les efforts actuellement consentis; ces mêmes efforts devraient être multipliés par quatre pour atteindre une stabilisation à 4° Celsius. Depuis la deuxième guerre mondiale, le taux de décarbonisation annuel nécessaire pour atteindre la cible de 2° Celsius n’a jamais été atteint. En période de grande récession, il a toutefois été possible de se rapprocher de la cible avec un taux de 4,9% en 1981 et de 4,2% en 1999. Il y aurait un phénomène particulier selon lequel les émissions augmenteraient plus rapidement en situation de croissance économique qu’elle ne baisseraient en situation de déclin économique.
Ces données viennent confirmer la position selon laquelle les efforts actuellement consentis sont radicalement insuffisants pour éviter des changements majeurs à l’échelle de planète, dont l’ampleur et l’impact exact reste à déterminer, mais qui peuvent d’ors et déjà être pressentis. Le site suivant offre la possibilité d’explorer une carte interactive dépeignant certains des impacts potentiels d’une hausse de 4° Celsius:
Met Office, The impact of global temperature irse of 4° Celsius
